15 décembre 2016 146 Vues(s)

2017 Les nouvelles perspectives dans l’immobilier

Après avoir rebondi en 2016, les prix vont-ils flamber en 2017 ? La hausse des taux qui s’amorce va-t-elle se confirmer ? Si 2017 devrait être moins favorable que l’année écoulée, un même conseil revient avec insistance : « pas de panique ! »

Il y a un an, l’année 2016 s’annonçait avec des « signaux au vert » pour le crédit immobilier. Bilan : elle a dépassé toutes les espérances. Les taux ont touché le plancher, à des niveaux inédits : 1,60% en moyenne pour les taux fixes selon la Banque de France en octobre, à comparer avec une moyenne de 2,33% en décembre 2015, 2,61% fin 2014, ou 3,18% fin 2013. Une moyenne divisée par deux en 3 ans

 

Pas de risque « d’emballement » à court terme pour les taux

A plus court terme, les analyses des courtiers en crédit divergent, entre remontée globale des taux fixes et arbitrages ponctuels de certaines banques. Ils s’accordent, en revanche, sur un relèvement des taux, progressif et modéré, au fil des mois. Dans un communiqué, Cécile Roquelaure, d’Empruntis, fait état d’augmentations de 0,10 point courant décembre dans plusieurs banques : « Le début d’année 2017 devrait donc surfer sur cette vague de hausses, mais pas de panique ! »

PTZ : l’ombre d’un doute

L’échéance du Prêt à taux zéro, dans ses conditions actuelles, est prévue pour la fin 2017. Peut-il être remis en cause d’ici là ? Un récent rapport de la Cour des comptes a sévèrement critiqué l’efficacité de ce dispositif coûteux pour l’Etat. Un prétexte potentiel pour raboter le PTZ, pour la future équipe gouvernementale.

Une hausse de 1% à 2% des prix en 2017 ?

En 2017 ? Dans leur bilan annuel les notaires pointent l’incertitude causée par l’échéance présidentielle, des évolutions fiscales pouvant freiner ou dynamiser le nombre de transactions et donc, par effet ricochet, influer sur les prix. Mais le facteur X reste là encore les taux de crédit. Dans sa dernière étude trimestrielle sur l’immobilier résidentiel, le Crédit Agricole parie sur une « faible » hausse des prix en 2017, de 1% à 2%, en cas de légère remontée des taux, le scénario privilégié. Si, en revanche, les taux se maintenaient proches de leur niveau actuel, alors les prix augmenteraient de façon « un peu plus soutenue ».
Une fenêtre qui reste favorable pendant plusieurs mois

L’année 2016 a surpris nombre d’observateurs, par la baisse inédite des taux et les volumes record. Echaudés, ils s’aventurent moins sur des pronostics précis mais s’accordent globalement sur l’idée que 2017 sera l’année des (lentes) remontées, aussi bien côté financement que coût d’achat du logement. Stéphanie Pécault, responsable études chez Logic-immo, évoque ainsi un « sentiment d’urgence croissant » parmi les acquéreurs potentiels, conscients que la meilleure fenêtre pourrait être passée. Attention toutefois à ne pas précipiter un projet immobilier : les acteurs du marché ont alerté sur l’urgence du « bon moment pour acheter » à maintes reprises depuis 2014. Or, depuis, les conditions se sont toujours améliorées.

 

 

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